ThomasMesse Schweiz :: en française

ThomasMesse Suisse

le nom historique célébration trois parties équipe

le nom


à Weinfelden

Dans le cadre de la réflexion autour du culte œcuménique du Jeûne Fédéral, les membres de l’ACCVa se sont intéressés à connaître ce que sont les Thomasmesse qui sont célébrées de façon œcuménique dans plusieurs villes suisse-allémaniques.

Le nom : D’où vient ce nom bizarre?
Thomas était le disciple de Jésus qui a exprimé son doute quand à sa résurrection : il ne pouvait croire sans voir et toucher les plaies de Jésus. Il semblait avoir plus de questions que de réponses. Les Thomasmesse sont des célébrations alternatives conçues particulièrement pour tous ceux qui ont des doutes et des questions par rapport à la foi et qui ne trouvent pas le ressourcement dont ils ont besoin pour leur vie spirituelle dans nos cultes dominicaux.
« Messe » vient du fait que ces célébrations ont commencé en Finlande, qui est un pays en majorité luthérien et où l’on parle de la messe comme les protestants d’ici parlent du culte. Etant donné que ce nom fait le pont avec l’Eglise Catholique Romaine et l’Eglise Catholique Chrétienne en Suisse, il a été maintenu ici.

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historique


ljeu de silence à Frauenfeld

La naissance de la Thomasmesse était une surprise pour tous les participants des rencontres informelles qui ont eu lieu à Helsinki en 1987. Les gens qui y participaient cherchaient une autre expression pour leur spiritualité que celle qui est possible dans le cadre des cultes dominicaux traditionnels. Leur but était de trouver une forme de célébration commune où l’on pouvait se sentir à la maison même si on se disait être non pratiquant. Ces personnes venaient de mouvements spirituels différents : Taizé, le mouvement charismatique, et les Eglises évangéliques. Ils étaient des orthodoxes, des libéraux, des catholiques, des piétistes ou autre. La Thomasmesse était le fruit de leurs contributions spécifiques, de retraites vécues ensemble et de leur prière commune. Alors que c’était trop pour eux de s’imaginer une heure à l’église le dimanche matin, les deux heures de Thomasmesse, qui étaient le résultat de leurs discussions, étaient vécues comme un ressourcement qu’ils souhaitaient chaque semaine.

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célébration


bougies et fleurs sont un part

 

 


les prières peronelles tes participaurs

Une célébration qui touche aux tripes:

La Thomasmesse cherche à favoriser une communication avec les mystères chrétiens par tout le corps : Les émotions, la respiration/les tripes, les cinq sens, l’intuition et l’intellect. La tête vient en dernière position, car c’est elle qui a été trop favorisée par la proclamation traditionnelle de l’Evangile. Avec l’option intellectuelle, les Eglises ont maintenu un contrôle et un pouvoir du clergé. Le culte a été une prestation à deux : celle de l’organiste et du pasteur. La Thomasmesse est une manière de redonner la célébration liturgique au peuple chrétien et de favoriser un certain chaos créatif. Le silence y a une grande importance. La messe est portée en égalité par des laïcs et des théologiens, par des hommes et des femmes, par des gens de tout âge et par des personnes issues de milieux spirituels et sociaux différents.

 

Une célébration pour les nomades de la vie moderne:

En fréquentant une Thomasmesse, toute personne peut rester anonyme, si elle le souhaite, vis-à-vis des autres participants. Mais la rencontre personnelle avec Dieu est favorisée pour tout un chacun, quelles que soient sa provenance et son implication paroissiale. C’est la prière qui a été développée dans cette forme de célébration au dépens de la prédication. En même temps, de venir à une Thomasmesse, c’est d’être en mouvement constant physiquement et intérieurement. L’espace de l’église est utilisé pleinement et tous les symboles du bâtiment sont mis en valeurs.

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trois parties

Le culte qui se déroule selon les principes de la Thomasmesse contient trois parties :

La première partie donne place à l’accueil, à une courte salutation, à la lecture d’un texte biblique, à l’introduction au sujet du culte (par un texte ou une petite saynète), à une courte prédication, aux chants.

 

La deuxième partie qu’on appelle « cœur du culte », se décrit le mieux par « moment libre ». Plusieurs ateliers sont offerts au choix libre des visiteurs. Après une courte introduction (lien avec le thème du soir, déroulement, lieu, durée) aux ateliers, les visiteurs sont tout à fait libres dans leurs choix. Ils peuvent participer à un ou plusieurs ateliers répandus/situés un peu partout dans l’église. Ils peuvent aussi regarder seulement ce qui se passe dans les endroits divers, ils ont la liberté de rester assis seul et de méditer.
Les ateliers peuvent avoir un lien plus ou moins fort avec le sujet du culte, mais il est important que ces ateliers répondent à des attentes différentes.

Voilà quelques exemples :
Allumer une bougie comme prière
Méditer une image/une icône
Apprendre et chanter des chants
Discuter la prédication ou un texte biblique
Ecrire une lettre pour poser quelque chose qui pèse et éventuellement la brûler après
Afficher une parole au mur des lamentations
Entrer en contact avec d’autres autour d’un café ou d’un thé offert
Bricoler selon le thème
Marcher dans un labyrinthe (bougies)
Rester seul (rester assis, se promener)
Entretien de cure d’âme
Demander la prière, l’onction d’huile

 

Lors de la troisième partie de ce culte, il se peut que quelques pensées des ateliers ou du mur des lamentations soient mentionnées.
L’eucharistie se déroule sous forme assez libre. Pourtant, elle est le point culminant de la célébration. L’expérience montre que le moment de communion est très apprécié et aimé par les vagabonds spirituels modernes. Le rituel relie leur microcosme au macrocosme divin. Il relie la créature avec le Créateur. Il relie le passé et le présent. Il me relie avec mon moi intérieur et ma psyché, avec mon voisin et avec la création. Un grand travail a été fait pour permettre une liturgie sérieuse qui met au centre la présence divine qui s’ouvre au chaos créatif des pécheurs pardonnés. Cette célébration fait place à l’émerveillement devant Dieu et à l’expérience du sacré.

Le culte se termine avec la bénédiction et l’envoi.
Pendant tout ce culte, la musique joue un rôle important, mais ce n’est jamais l’orgue qui entre en action.

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équipe

Le tout est préparé par une assez grande équipe, formée des membres laïcs et professionnels de plusieurs Eglises. La Thomasmesse demande une collaboration soutenue entre tous les intervenants. Les musiciens y ont une place importante. L’équipe nécessaire pour l’organisation d’une messe de 300 personnes est constituée d’environs 25-30 personnes. Le temps de prière en commun porte la quête d’une célébration où chacun et chacune a sa place.
La préparation (surtout au début) demande un investissement considérable. La plupart des membres entre en action lors de la célébration du culte, mais surtout dans les ateliers. Chaque célébration a un hôte désigné qui accueil les participants et guide le déroulement de la rencontre.
Le culte invite et s’adresse à Monsieur et Madame tout le monde, aux gens qui s’intéressent à la foi, mais qui n’ont plus l’habitude de satisfaire leur besoin spirituel dans le cadre de nos Eglises.

Un tel culte pour notre région se base sur le souhait et l’espérance qu’on puisse atteindre ces gens, si nous sommes prêts à un engagement commun et concret avec l’aide de Dieu.

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Redaction

Jurg Schorro
mnm j.schorro@bluewin.ch